Expositions et Évènements



Exposition temporaire :



"Noël au Musée"



( visites sur rdv )





Ci-dessous un aperçu de cette exposition




La maison Devineau 

Place Sainte-Croix à Nantes, l’enseigne de la maison se dit « Ciriers depuis 1803 ». À cette époque, les Devineau font partie des nombreux ciriers français dont l'activité principale est la fabrication de cierges. En 1914, Jules Devineau, fonde une petite entreprise de santons, la « Société nantaise des articles de Noël », spécialisée dans les articles de crèches, que les Nantais ne tardent pas à surnommer « Au Petit Bon Dieu ».

La Société nantaise des articles de Noël (SNAN) emploie jusqu’à cent vingt ouvrières et exporte aux États-Unis et au Canada. Les personnages sont en terre de pipe et entièrement réalisés à la main. Les ouvrières suivent l’ensemble de la production du santon : du moulage à la peinture. Le déclin de l’entreprise commence après le concile de Vatican II. Dans les années 1990, la concurrence italienne et asiatique est la plus forte et la SNAN cesse définitivement son activité.


La fabrique Puccini

Fabrique toulousaine Puccini ("À Notre-Dame de Lourdes"), fondée en 1864 par Étienne Puccini (1845-1900), puis reprise par sa veuve Raymonde Fauré (1849-1919) et par son fils Jean Louis Annibal (1879-?). 

La maison Puccini réalise également une grande gamme de statuaire en plâtre peint dont des crèches. Dans la vitrine est exposé un catalogue de 1910 de cette maison 

 

La maison Pieraccini 

Éditeur de sculptures religieuses établi à Tours. Maison fondée par Giovannetti, mouleur d’origine italienne. En activité dès 1874. Devient « Giovannetti Aîné et Pieraccini » en 1878, puis Pieraccini en 1882, et « Pieraccini-Pelissier » en 1910. Racheté en 1937 par la maison Bacci, encore en activité à Noron l’Abbaye (14).

 

 Crèche napolitaine

La première crèche à Naples est mentionnée dans un document qui évoque une crèche dans l'église de Santa Maria del presepe en 1205. En 1340, la reine Sancha (épouse de Robert Ier de Naples) offrit aux Clarisses une crèche pour leur nouvelle église de laquelle a survécu la statue de la Vierge aujourd'hui conservée au musée de San Martino. On doit aux pères Piaristes dans les premières décennies du XVIe siècle, la crèche baroque. Les statuettes furent remplacées par des mannequins articulés de bois revêtus d'étoffes. Les tout premiers mannequins napolitains étaient de grandeur humaine. En 1640, grâce à Michele Perrone, les mannequins conservèrent tête et membres de bois, mais ils furent réalisés avec une armature en fil de fer revêtu d'étoupe qui donna aux statues une allure plus plastique. Vers la fin du XVIIe siècle, naquit la théâtralité de la crèche napolitaine, où l'on commença à mélanger le sacré (Sainte Famille, l’Adoration des bergers et des mages) et le profane avec des personnages de la vie quotidienne. Outre le soin apporté à leurs habits, ces figurines sont caractérisées par une expression très réaliste.

 

Crèche de Provence

Les premiers santons de Provence apparurent par la circulation des traditions, dont celle napolitaine des Santi Belli. En France, ils furent s’abord réalisés en mie de pain avant d’être fabriqués en argile crue puis en argile cuite. La première crèche connue fut celle créée à Marseille, en 1775, par un dénommé Laurent. Après la Révolution française qui a entraîné la fermeture des églises et la suppression de la messe de minuit, les représentations publiques de la nativité furent discontinues. C’est alors qu’en Provence des petits personnages ont été créés pour qu’une crèche de Noël puisse fleurir dans l’intimité du foyer de chaque famille provençale. En 1803, peu après le Concordat, la première foire aux santons fut inaugurée à Marseille. Outre les petits santons peints, cette foire propose des « santons habillés », en costume traditionnel, chacun portant les insignes de son métier. 

Jean-Louis Lagnel (1764-1822), santonnier, s’inspira des tenues de ses proches et de ses voisins pour façonner des santons qui devinrent les modèles incontournables de nos santons contemporains. C’est la raison pour laquelle la plupart des personnages sont encore aujourd’hui vêtus à la mode en vogue sous le règne de Louis-Philippe (1830-1848).

 



Précédentes expositions :





2025


 

Exposition



"Le pape, successeur de Pierre"



Après l'exposition de l'an dernier intitulée "Evêques et cardinaux", le Musée d'art sacré de Mours intitule sa nouvelle exposition : "Le pape, successeur de Pierre"
Le sujet avait été choisi il y a longtemps, mais l'actualité met en lumière plus que jamais le Souverain Pontife.
Léon XIV a choisi d'apparaître avec la mozette de soie rouge et l'étole pastorale, ce que son prédécesseur n'avait pas voulu... Si l'habillement du pape a évolué tout au long du XXe siècle, certains éléments ont été abandonnés, mais d'autres peuvent tout à fait être utilisés ... 

La visite permet d'aborder l'iconographie de saint Pierre (les clefs, les larmes, le coq)... mais aussi le vestiaire papal (une mule de Pie VII, des bas liturgiques de Pie IX...), et celui des "assistants" du pape (trois costumes de camériers de cape et d'épée)... 

MUSÉE DIOCÉSAIN D’ART SACRÉ - MOURS

EXPOSITION « LE PAPE, SUCCESSEUR DE PIERRE »

17 mai - 22 septembre 2025

 

Après « Évêques et cardinaux », nous présentons une exposition consacrée au pape, figure dont on parle beaucoup dans l’actualité, et lié à des traditions séculaires … 

 

 Saint Pierre

Le « prince des apôtres » bénéficie d’une iconographie importante : « … tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise et les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elles. Je te donnerai les clés du royaume des cieux… » Mathieu, XVI 18-19

Il est donc souvent représenté avec deux clefs, que l’on retrouve dans les armoiries du Saint-Siège et dans celles des papes. 

Les larmes de saint Pierre est un motif représenté en peinture par le Greco, Velazquez et Georges de la Tour, mais aussi en musique (Roland de Lassus). Après avoir renié le Christ au moment de son arrestation, Pierre demande pardon et pleure. C’est aussi après le troisième reniement que le coq chante, comme Jésus l’avait prédit. 

 

Saint Grégoire le grand (pape en 590) est représenté en chape, la tiare sur la tête, et avec une colombe à ses côtés. On lui doit de nombreux écrits et le chant « grégorien ». En peinture on trouve le miracle eucharistique de « la messe de saint Grégoire » le représentant avec une apparition du Christ « Homme de douleurs » sur l’autel… 

 

Pie VI : Ce pape (1717-1799) est mort à Valence un 29 août « en exil et martyr ». Il a condamné la Constitution civile du clergé (voir le calice fait pour un prêtre réfractaire dans la sacristie, et la timbale ayant servi pour des messes clandestines, dans la salle d’orfèvrerie) et a excommunié « la Nation française ». Fait prisonnier par les armées du Directoire, il est ramené en France. Il dort la nuit du 13 au 14 juillet à Romans (Edwige du Vivier, petite fille, le voit à cette occasion. Sa vocation serait née ce jour-là. Elle fondera la Congrégation de Sainte-Marthe, voir tableau dans le clocher). L’acte de décès de Pie VI précise : « Giovanni Angelo Braschi, qui exerce la profession de pontife ». Il aura droit à des obsèques civiles. Son corps est ramené en Rome en 1802. Ses entrailles sont conservées dans la cathédrale de Valence, sous un buste de Canova. 

 

 

 Papes et camériers

Le pape est un personnage qui bénéficie d’un vestiaire tout à fait particulier. Si Paul VI promulgue des réformes vestimentaires, il ne dit rien du vêtement papal. Le pape est associé à deux couleurs : le rouge et le blanc. Il porte une soutane, un rochet (sorte de surplis), une mozette , une ceinture (décorée de ses armoiries, ce que le pape François n’a pas fait), des bas, des mules et un chapeau. 

La mule (de Pie VII) : étymologiquement le mot pourrait provenir de « mulleus calceus » (brodequin rouge porté par les sénateurs qui ont exercé la magistrature curule). Le port de cette chaussure pourrait être un privilège accordé par un empereur byzantin au pape. Elle peut être confectionnée en maroquin ou velours en hiver ou en soie pour l’été. L’empeigne porte une croix car le cérémonial de la cour veut que le visiteur baise le pied sur cette celle-ci. Jusqu’à Pie IX l’usage veut que le pape change de mules chaque samedi soir. Le premier aide de chambre les distribue comme autant de reliques. 

Paul VI porte des mules avec un galon d’or, mais sans aucun ornement sur l’empeigne : le « baise-pied » a été supprimé. Jean-Paul II a porté des chaussure bordeaux. Benoît XVI a porté des mules rouge vif qui lui avaient été offertes. 

 

Mozette : cette « pèlerine » se porte sur la soutane lors d’éléments officiels (Léon XIV a porté une mozette de soie rouge lors de sa première apparition). Le pape porte alternativement cinq mozettes : velours de soie rouge bordé de duvet en hiver; drap rouge pendant le carême; damas de soie blanche bordée d’hermine pendant la semaine « in albis » après Pâques; satin de soie rouge pendant l’été.

La soutane blanche : ce n’est pas historiquement l’habit des papes. En tant que cardinal, c’était le rouge. Mais saint Pie V (pape de 1566 à 1572) a porté du blanc pour rappeler qu’il était un dominicain.

 

Certains accessoires ont disparu, d’autres sont revenus sur la scène (la falda, le fanon, le chalumeau…) : 

La « sedia gestatoria » : a été remplacée par la papamobile, néanmoins, il existe toujours des porteurs pour le cercueil du pape. 

Les flabelli : éventails de plume escortant le pape, dont l’usage remonte à l’antiquité. 

Le camauro : bonnet rouge bordé d’hermine. Les souverains pontifes le portaient sur leur lit de mort. Jean XXIII le porte épisodiquement. Benoit XVI l’a porté aussi à l’occasion d’audiences générales en extérieur. 

La férule : bâton liturgique en forme de croix réservé au pape (il n’a pas de crosse). Paul VI l’a remise au goût du jour et a fait réaliser une férule en argent avec crucifix (Scorzelli, vers 1970). Benoit XVI a utilisé cette férule, mais aussi la férule de Pie IX et une qui lui a été offerte (en forme de croix simple). Léon XIV a pour le moment utilisé deux de ces férules. 

Le 8 juillet 2013, à Lampedusa, le pape François a utilisé une férule réalisée avec du bois de bateaux naufragés. Une version « équitable et solidaire », en koaba, bronze et argent a été réalisée par le sculpteur Maurizio Lauri. 

 

La tiare : cette coiffe non liturgique comprend trois couronnes symbolisant la nature du pouvoir du pape : politique, spirituel et moral. Paul VI commande une tiare contemporaine pour son couronnement. Le 13 novembre 1964, il offre sa tiare aux pauvres. Elle est actuellement au sanctuaire de l’Immaculée Conception de Washington, DC. On ne la trouve plus que dans les armoiries du Vatican. Benoit XVI l’abandonne dans ses armoiries (mais curieusement elle réapparaît par la suite…)

Le pallium : écharpe de laine blanche portée sur les épaules en guise de juridiction. Dans l’Antiquité, il s’agit d’un vêtement réservé aux consuls. Il est devenu un signe de communion entre le pape, les primats et les archevêques à qui il est attribué. C’est une bande en sergé de laine orné de croix de soie noire (ou rouge pour Benoît XVI, qui a repris une forme antique). Traditionnellement, le 21 janvier, fête de la sainte Agnès, le pape bénit deux agneaux dont la laine sera tissée par les bénédictines du monastère romain de Sainte-Cécile. Les palliums seront ensuite placés dans un coffre sous l’autel papal de la basilique Saint-Pierre, à proximité de la tombe de l’apôtre, devenant ainsi des reliques « de contact ». 

 

Les camériers de Sa Sainteté : ces familiers du pape, appelés à tort prélats, regroupent des camériers secrets participants, des camériers honoraires divisés en trois classes (secrets surnuméraires, d’honneur, et d’honneur extra urbem). Ils sont supprimés par le motu proprio Pontificalis Domus du 30 mars 1968. 

Les camériers laïcs dits de cape et d’épée : ils sont supprimés par le même document qui en fait des gentilshommes de Sa Sainteté. On a pu en voir en habit, nœud papillon blanc et collier aux armes pontificales, à l’occasion de l’enterrement du pape François. 

Jusqu’en 1902, le camérier laïc dispose de trois costumes : un costume de gala à l’espagnole (drap et velours noir assorti d’un col de baptiste formant une fraise), une tenue de ville en drap écarlate à queue d’hirondelle. Après 1902, on crée un petit costume d’audience (habit à la française de drap noir, col et revers de manche brodés de feuilles d’olivier). Chaque costume est complété par un collier d’argent doré à trois rangs se terminant par un pendentif formé de la tiare et des clefs. 

 

 

Pie IX : (bas liturgiques) : 1792 / 1846 / 1878 (bienheureux) : dernier souverain des états pontificaux et plus long pontificat de la papauté (31 ans). Pape libéral puis conservateur qui condamne le modernisme. Il promulgue le dogme de l’Immaculée Conception en 1854.

 

Léon XIII (portraits) : 1810 / 1878 / 1903 : Il s’attache à définir la position de l’Eglise face au monde moderne, en particulier avec l’encyclique Rerum Novarum. C’est le premier pape à être filmé. 

 

Pie X : 1835 - 1903 - 1914 (saint) : Il s’oppose au modernisme et réforme l’Eglise. Il restaure le chant grégorien et centralise la liturgie romaine. 

 

Benoît XV : 1854 - 1914 - 1922 : Il promulgue un nouveau code de droit canonique en 1917, qui centralise le pouvoir pontifical et il déploie une intense activité diplomatique pendant la 1ère guerre mondiale. 

 

Pie XI : 1857 - 1922 / 1939 : son pontificat est marqué par la reconnaissance de la Cité du Vatican (accords du Latran en 1929). Il doit faire face à la montée des totalitarismes en Europe. Il a canonisé Thérèse de Lisieux (1925) mais aussi Bernadette Soubirous (1933). 

 

Pie XII : 1876 - 1939 - 1958 : diplomate, secrétaire d’état de Pie XI, cherche à empêcher la guerre en voulant rester neutre. Il promulgue le dogme de l’Assomption, canonise Maria Goretti, et annonce la découverte du tombeau de Pierre. 

 

Jean XXIII : 1881- 1958 - 1963 (saint) Surnommé « il bueno papa », il convoque le Concile Vatican II (11 octobre 1962).

 

Paul VI : 1897 - 1963 - 1978 (saint) : Il conclut le Concile Vatican II et amorce une mise à jour de l’Eglise (aggiornamento). Il se déplace hors d’Europe et s’engage dans le dialogue œcuménique en levant l’excommunication entre Rome et Constantinople (1054). 

 

Jean-Paul Ier : 1912 - 1978 - 1878 (bienheureux)

 

Jean-Paul II : 1920 -1978 - 2005 (saint)

 

Benoît XVI : 1927 - 2005 - 2022

 

François : 1936 - 2013 - 2025

 

Léon XIV : 1955 - 2025

 

 



Exposition "Archéologie Moursoise"



Les remarquables "hypogée des Fourneaux", "Sylvain" et "Pierre à cupule",

mais aussi les modestes fragments de bronze, céramique et verre

dévoilent une partie de la préhistoire de Mours. 



2024



2023